Focus sur la myosite de Lyme !

Souvent on se pose la question : « Mais pourquoi ? »

La piste virale est un des facteurs de déclenchement le plus fréquemment évoqué. On pense alors à la Covid qui a entraîné chez de rares personnes (enfants ou adultes) une perturbation immunitaire évoluant en myosite.

 

Mais le système immunitaire peut être aussi perturbé au point de déclencher une myosite pour d’autres raisons qu’une infection virale respiratoire.

Ici on vous partage que plusieurs publications scientifiques démontrent que certaines personnes ayant contracté la maladie de Lyme présentent des auto-anticorps (Aac) spécifiques aux myosites. C’est une manifestation rare de la maladie de Lyme. La maladie de Lyme peut présenter des symptômes complexes et parfois graves.
Cette maladie est transmise par les tiques (famille des acariens ectoparasites, venimeux). Par leurs morsures, elles peuvent transmettre bon nombre d’agents pathogènes, notamment des virus, des bactéries…

 

Dans l’étude en lien, 59 personnes présentant cette infection parasitaire ont été étudiées. Un peu + de 30 % présentaient une positivité aux Aac/myosites.

Quels auto-anticorps dans ces myosites de Lyme, alors ?
C’est les Aac anti-Mi-2a qui ont été les plus fréquemment détectés, puis les anti-PL-7 et les anti-PM/Scl-75 . Des anti-Jo-1 anti-Ku et des anti-PM/Scl-100 étaient eux positifs chez 2 personnes. Alors que les Ro-52, PL-12, SRP, SAE1, MDA5 et Mi-2b ne se trouvaient respectivement que chez un seul patient.

 

Dans cette étude, les personnes positives aux myosites ne présentaient pas de signe d’atteintes musculaires durables, même pour celles chez qui les CPK étaient plus élevés.

On note que des Aac spécifiques aux myosites peuvent temporairement apparaître et ne pas déclencher de myosites ! D’autres facteurs, notamment épigénétiques, expliquent l’origine de nos pathologies.

 

Mais ladite étude n’exclue pas qu’une morsure de tique puisse évoluer en myosite avec symptômes cutanés et/ou musculaires avérés. De « vraies » myopathies inflammatoires suite maladie de Lyme ont été constatées dans d’autres études. On peut ne pas s’apercevoir qu’on a été mordu par ce parasite.

 

L’étude pose aussi le problème de la prise en charge actuelle de la maladie de Lyme qui repose essentiellement sur l’antibiothérapie ; un traitement par anti-inflammatoire ou immunosuppresseur serait donc plus adapté dès le début. Tout du moins lorsque des Aac myosites sont détectés avec un début de symptômes.

 

Alors vous allez en balade ? Faite attention, une tique… peut s’accrocher à vos vêtements par la végétation, que ce soit l’herbe ou bien les feuillages.

Avec le réchauffement climatique, (mais pas que) les tiques sont plus nombreuses et dangereuses toute l’année… Prudence et vigilance.

Sources :
▪️ https://bit.ly/3QZKJQc « Morsure de tique et prévention de la maladie de Lyme : que faire ? » du site Ameli.fr
▪️ https://bit.ly/4dSQHMu « Autoanticorps de myosite chez les patients suspectés du syndrome de la maladie de Lyme après traitement »

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